Accueil ] Localisation ] Infos locales ] [ Patrimoine ] Mairie ] Mediatheque ] Elus ] Cadre de vie ] Contactez-nous ]

Patrimoine
SITE INTERNET OFFICIEL DE LA COMMUNE DE PLOUMAGOAR --  SITE INTERNET OFFICIEL DE LA COMMUNE DE PLOUMAGOAR --  SITE INTERNET OFFICIEL DE LA COMMUNE DE PLOUMAGOAR --  SITE INTERNET OFFICIEL DE LA COMMUNE DE PLOUMAGOAR --  SITE INTERNET OFFICIEL DE LA COMMUNE DE PLOUMAGOAR --  SITE INTERNET OFFICIEL DE LA COMMUNE DE PLOUMAGOAR --

 

Accueil
Localisation
Infos locales
Patrimoine
Mairie
Mediatheque
Elus
Cadre de vie
Contactez-nous

 

 

Encore un procès interminable !

Mais que se passe-t-il, en août 1575, au château de Locmaria ? Sans se tromper, une grande fête s'y prépare. Claude Du Parc, seigneur de lieux, épouse Jeanne de Saint Amadour. Hélas, ils n'auront pas d'héritier. Claude se remarie avec Julienne du Dresnay et de leur union naîtra Louis. Claude Du Parc épousera en troisièmes noces Marie de Kerguesay. Pareil à ses ancêtres, il cherchera par tous les moyens à garder ses privilèges. Il rend hommage au duc de Mercoeur et à cette occasion énumèrent ses biens dans un acte du 22 juin 1583. Ceux-ci sont considérables et consistent, outre ses terres et constructions de Locmaria même, en trois métairies nobles nommées Tozportz, Ploumagon et Cozfry, un manoir noble à Runeuveuzit, des rentes et prééminences d'églises à Ploumagoar, St Néganton, St Julien, Ste Marguerite et Plouisy, de même prééminence (suprématie) dans les chapelles de Rochefort et Maudez. Il possède des maisons à Guingamp, des terres à Brélidy et à Plouëc qui furent les berceaux de la famille plusieurs siècles auparavant. Prééminence en chapelles et églises de ces paroisses avec haute, moyenne et basse justice sur l'ensemble de ses domaines. La liste des biens de Claude Du Parc est bien loin d'être close après ce bref compte rendu.

Un autre acte du 6 octobre 1583 précise qu'il a le droit de contraindre les hommes et domaniers de son fief de Locmaria de suivre ses plaids devant sa cour qui s'exerce en l'auditoire de Guingamp, etc. A ce sujet, N.. fut pendu et brûlé au patibulaire de Locmaria le 5 janvier 1628. En 1854, il existait toujours, à l'une des extrémités du village, un pilier en maçonnerie avec une croix ayant fait parti dudit patibulaire (ou gibet).

En cette même année de 1583, Jacques Le Ber est propriétaire de la Ville Blanche tandis que le domaine de Kerlozguère appartient à Morice Le Becmeur, écuyer et sieur de Locquetas. Un autre procès devait durer plus de vingt ans et opposa Pinart de Cadolan aux bourgeois de Guingamp. Pinart avait obtenu l'autorisation de mettre ses armes dans toutes les vitres de la chapelle St Nicolas. Une transaction en date du 17 septembre 1579 mit un terme à cette affaire qui avait éclaté en 1558. Le sieur de Cadolan mettra ses armes (blason) dans la maîtresse vitre avec seulement charge pour lui de l'entretenir. Toute cette affaire peut paraître futile de nos jours mais avait une importance à l'époque. Cette façon était peut-être pour un noble authentique ou roturier, la manière la plus sûre d'affirmer sa noblesse à la vue de tous. Se montrer et paraître n'ont pas beaucoup changé avec les siècles, diront certains !

La chapelle de Rochefort se trouvait sur un éperon rocheux situé au bord de la route de Bourbriac. Elle faisait face au château des Salles. Cette chapelle dont l'origine est incertaine daterait peut-être du début du 15ème siècle. Au 16ème siècle, Dom Hervé Le Bras et son frère Goeffroy, la dotèrent d'une chapellenie qui jouissait d'une véritable notoriété.

En 1680, la chapelle fut richement dotée par un vicaire de Notre Dame qui s'appelait Jacques Poences. En 1736, la chapellenie de Notre Dame de Rochefort rapportait en revenus à son détenteur 56 livres et deux sous, sept boisseaux de froment plus quatre de seigle. La chapelle fut détruite en 1793. Souvent, ces chapellenies coûtent plus chères à leur détenteur qu'elles ne rapportent ; ainsi, à Goudelin, celle de Ste Anne rapporte 45 livres en messes mais avec obligation d'entretenir la chapelle et de verser en valeur 15 livres de froment à la fabrique de la paroisse.

Voici quelques éléments de l'histoire locale. Depuis notre arrivée en terre d'Armorique mille années plus tôt, la Bretagne a connu plusieurs situations et beaucoup de luttes. En résumant à l'extrême, les voici. En 845, victoire de Nominoë sur Charles Le Chauve et création d'un nouvel état indépendant. Le 29 septembre 1364, bataille d'Auray, Charles de Blois est tué et Jean de Montfort devient le duc Jean IV, 1399-1442, règne de Jean V, la Bretagne est maîtresse des mers et à l'apogée de sa puissance et de sa prospérité. Le 28 juillet 1488, défaite de St

Aubin du Cormier. 1532, pacte d'union signé entre deux états majeurs et qui sera sans cesse bafoué par le roi de France ou par son gouverneur. Tous les moyens étant bons pour voler les Bretons, dont les intérêts étaient défendus par les états de Bretagne. Le roi ne pouvait en principe, se passer de l'accord de ce parlement pour promulguer de nouvelles taxes et impôts. Chose facile pour des rois, dont les besoins d'argent allaient sans cesse croissants. Bref, tous les moyens étaient bons. Après sept siècles d'indépendance, nous connaîtrons trois autressiècles de demi-dépendance, jusqu'à une certaine nuit du 4 août.

Un tour d'horizon sur le XVII ème siècle à Ploumagoar

Si la construction du manoir de Kergré date de la fin du siècle précédent ou du début de celui-ci, celui de Porz-Roné date quant à lui de 1662. A Locmaria, Louis, fils de Claude Du Parc, hérite de son père en 1606. En cette même année, il épouse Françoise de Keradenec. Il exerce le métier des armes en tant que lieutenant dans la compagnie des gendarmes du duc de Rieux. Plus tard, il sera gouverneur du château de Guingamp en 1621. Il décède le 16 février 1626. Son coeur fut porté dans l'enfeu que sa famille possédait en l'église de la paroisse. Les nombreux titres des seigneurs de Locmaria ne manquent jamais de surprendre. Cette suite souvent impressionnante est la somme des héritages accumulés au cours des siècles par les gens de la ligné Du Parc, et avant eux par les Coatgourheden. Mariages et héritages faisaient de Vincent Du Parc , en 1628, marquis de Locmaria, seigneur du Ponthou, marquis du Guerrand, seigneur de Portameur, chatelein de Coëtedrez, baron de Guerlesquin, de Beffou et de St Michel en Grève, maréchal des camps et armées du roi, conseiller d'état, etc. Tous ces titres donnent une idée des hectares qu'il possède ! Il épouse Claude de Nevet. Vincent réside habi-tuellement dans son château de Guerrant (Plouégat), et loue en 1628 la seigneurie de Locmaria pour sept ans, se réservant quelques jouissances. Leur fils aîné Louis hérite de toutes les terres et baronneries de son père.

Louis Du Parc de Locmaria, homme honorable ou brigand ? Nous avons ici deux versions des faits. M. La Ches-naye, Louis, décédé le 14 octobre 1709, a toujours été un homme honorable et d'une vie sans reproche. Mais que lit-on dans le Barzaz Breizh, ce recueil de chants très célèbres qui furent recueillis et publiés par Hersart de la Villemarqué en 1838. L'un de ces chants s'intitule "Markiz Gwerand" et est l'oeuvre d'un paysan nommé Tugdual Salatin, et fut composé à l'occasion d'une aire neuve, pe ul leur nevez. Il raconte comment un clerc, fils de paysan, fut blessé par Louis pour avoir aimé une jolie fille nommée Annaïk Kalvez que lui-même convoitait mais en vain.

BARZAZ BREIZ

"C'hwi, a zo mab an itron Gwerand, ha me 'zo mab ur plouezant.

Evidout mab ur plouezant,

Te t'eus dibabet ar merc'hed koant.

Aotrou Denjentil, va fen bazh

Na dal ket ho kleze lemm ha noazh.

Mar d'eo va c'hieze saotret e-barzh da wad e vo gwalc'het..."

Le jeune Louis était la terreur de la paroisse de Guerrand et désolait sa mère. On dit même que, lorsqu'il sortait, la bonne dame courait elle-même sonner les cloches du château pour donner l'alarme au canton. Sa jeunesse passée, le marquis devint un saint homme. Peut-être le remord ? Il fonda même un hôpital pour les pauvres, près de son château.

Evitons la forêt de Malaunay En 1672, Jouvin de Rochefort, célèbre voyageur, fait un tour de Bretagne. Venant de Morlaix, il passe par Guingamp puis continue donc sa route vers Saint-Brieuc. "En quittant Guingamp, le grand chemin traverse la forêt de Malaunay bien peu sûre. Et de fait, mes compagnons et moi sommes accueillis par trois malandrins, dont j'en blesse un d'une balle dans la tête. Les deux autres prennent la fuite". Il ajoute ingénument. "Nous désarmâmes ce malheureux et, nous le laissâmes à l'abri d'une haie, de crainte qu'il y eut quelques recherches, ce qui nous aurait fait arrêter pour informer de cet accident, et peut-être retardés dans notre voyage". A l'endroit où il fut attaqué, Jouvin de Rochefort indique que le grand chemin n'avait que la largeur propre à faire passer deux hommes de front.

Quelques recteurs de la paroisse et autres faits En 1680 et 1697, le recteur de Ploumagoar s'appelle Le Bonniec mais je pense que nous avons à faire à deux personnes différentes. En effet, nous savons qu'en 1693 la juridiction de Locmaria appose des scellés sur les portes du presbytère, lors du décès du recteur. Cette juridiction ne s'étend pas jusqu'au bourg d'où la contestation du greffier de Guingamp qui porte l'affaire devant le parlement de Bretagne. Ce genre de litige n'était pas une chose rare à l'époque. Enfin, voici quelques-uns de nos recteurs. En 1697, Yves Le Bonniec ; de 1697 à 1698, Yves Le Berre ; de 1698 à 1702, Tugdual Séger ; de 1702 à 1708, noble Gilles de la Grève ; de 1708 à 1715, noble Toussaint Péan ; de 1715 à 1718, noble Jean de Gresolles ; de 1718 à 1723, Louis Briand ; de 1723 à ?, Yves Fraboulet ; en 1740, Le Roy ; de 1740 à 1757, Thomas Mordelet ; de 1757 à 1763, François Oïlivier ; en 1763, Guillaume Jannic ; en 1784, Joseph Basil ; de 1784 à 1788, Rolland Bodrot ; de 1788 à 1790, Julien Dedienne. En général, il y a peu de signatures en bas des actes de mariages, naissances et décès, à part celle du recteur. Quant à la dîme qui était une redevance en nature due au clergé, elle revenait pour les 2/3 à l'abbé de St-Croix et pour le reste au prieur de la Trinité.

 

 

 

 

Localisation ] Infos locales ] [ Patrimoine ] Mairie ] Mediatheque ] Elus ] Cadre de vie ] Contactez-nous ]

Résolution écran conseillée 1024 X 768
Copyright © 2004 Mairie de PLOUMAGOAR Version 1.0